Festival made in Belsunce - 2/06/2006

Porte d’Aix - Belsunce : quel avenir pour cette « entrée » de ville ?

Samedi 10 juin 2006

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Porte d’Aix – Belsunce : quel avenir pour cette « entrée » de ville ?


Le Centre social est très attentif à l’évolution de son environnement géographique, urbain et social.

Compte tenu du fait que sa zone de vie sociale s’étend de la rue de la République au Bd d’Athènes, il souhaite s’adresser aux différents partenaires concernés par ces différents espaces.

Il propose, à l’occasion de son Festival, un espace de rencontre-dialogue pour les participants à ces journées d’animation avec les partenaires publics en charge de l’avenir de sa zone de vie sociale.

Il souhaite aussi offrir un espace d’expression aux habitants et aux associations qui connaissent bien ces quartiers et ses habitants.

9h-10h 30 : Porte d’Aix - Montolieu aujourd’hui et demain  

(lieu : Centre Social Belsunce)


Echange débat sur les évolutions du quartier à partir des questions que se pose le CS Belsunce, avec des responsables publics et des associations.

 

1- Cadrage par le Centre Social, à partir des questions qu’il se pose
2- Echange avec les institutions et les associations présentes

Les éléments du cadrage :
De grands aménagements sont en perspective sur la Gare Saint-Charles, sur l’arrivée de l’autoroute, sur la Porte d’Aix, sur l’îlot Bernard Dubois, etc.

A terme, ce quartier doit changer « radicalement », mais ces aménagements seront-ils attentifs aux habitants et à leurs besoins d’aujourd’hui ? Répondront-ils à tous les besoins qu’il est possible d’identifier aujourd’hui ? Il semble qu’il y ait un pont difficile à établir entre les réalités d’aujourd’hui des habitants et le futur qui est proposé, et un écart important entre la vision des aménageurs et celle des habitants.

Propreté, hygiène, circulation extrêmement difficile - et parfois dangereuse - pour les piétons, insécurité, conflits nombreux …tout cela préoccupe tous les usagers de la Porte d’Aix et de Montolieu. Le Centre Social pour sa part, choisit de poser des questions de fond qui concernent davantage son domaine d’action.

1- Logement : Une rénovation d’ampleur est en marche liée à un bâti très dégradé, mais rien n’indique si les programmes de logements seront mis à disposition des habitants ;

2- Ecoles et activités périscolaires : Comme sur Belsunce, la capacité d’accueil des écoles primaires est très insuffisantes et le manque d’écoles maternelles est criant, mais en plus, sur Montolieu Pelletan et les Carmes l’aide aux devoirs est inexistant ;

3- Absence d’équipement social fort : Il n’y a pas de Centre Social sur un périmètre important (jusqu’à Kléber et jusqu’au Panier. Cette situation de déshérence a des répercussions tant pour les services à la population (CLSH, aides aux devoirs, accueil des personnes et des familles, activités sportives et autres pour les jeunes…) que pour la vie associative (absence d’accompagnement à l’initiative associative) ;
 
4- Manque d’équipements de proximité et d’espaces publics :
Les crèches, les centres aérés sont inexistants. Et comme sur Belsunce les espaces de jeux ou de repos au niveau de l’îlot, comme au niveau du quartier manquent cruellement.

La situation de Montolieu aujourd’hui rappelle un peu celle de Belsunce il y a 15 ou 20 ans avec sa rue très commerçante : la rue du Bon Pasteur ne rappelle-t-elle pas la rue des Chapeliers.
L’expérience de Belsunce ne devrait-elle pas éclairer la manière d’appréhender le quartier de Montolieu ?



11 h -12h 30 : Belsunce aujourd’hui et demain
(lieu : Théâtre de l’Oeuvre)


Echange débat sur les évolutions du quartier à partir des questions que se pose le CS Belsunce, avec des responsables publics et des associations.

1- Cadrage par le Centre Social, à partir des questions qu’il se pose
2- Echange avec les institutions et les associations présentes

Les éléments du cadrage :
Une évolution très rapide dans le domaine du logement.
Une forte dynamique commerciale (marqué par le turn over, le travail au black, et le chiffre d’affaires d’abord, coexistant avec les habitants mais ignorant volontiers leurs besoins et leur cadre de vie). Des habitants pauvres.
Un développement à 3 vitesses : commerçants, habitants, investisseurs
Des visions très différentes entre : commerçants, aménageurs, habitants, employés (des administrations proches), touristes (à la recherche d’un aspect du Marseille typique), propriétaires (peu à eu davantage spéculateurs).
L’information manque, les habitants ne savent pas où vont les choses.

Voitures (circulation et stationnement anarchique), poubelles (hygiène, encombrement, anarchie des dépôts d’ordures très favorables aux rats), conflits fréquents d’occupation de la voie publique (livraisons), conflits aigus de la cohabitation entre commerçants et habitants, conditions très difficiles faites aux habitants… Il y aurait tant à dire. Là encore le choix du entre Social est de poser des questions de fond qui concernent davantage son champs de compétence. 
 

1- Logement : Une démarche publique de réhabilitation du bâti très élaborée (dimension architecturale, fiscale, financière…), mais qui n’a pas – à 1ère vue ? – pour objectif de répondre aux besoins des habitants : hôtels meublés fermés, achat pas des « estrangers »… Ceux qui restent sont soumis à des conditions très sévères (de surpeuplement des logements ou de loyers chers, etc.). Et ceux qui arrivent ont aussi à se plaindre de leurs logements pourtant rénovés … 

2- Ecoles, Collège et activités périscolaires : Capacité d’accueil des écoles primaires est très insuffisantes et manque sévère d’écoles maternelles. Le collège (Edgar Quinet) connaît lui aussi est lui aussi une situation très difficile.

3- Insuffisance des équipements de proximité et d’espaces publics :
Les équipements de proximité existants sont loin d’être à la hauteur des problèmes sociaux criants que vit le centre social au jour le jour. L’accueil des personnes et de leurs difficultés (familles, mères seules avec enfants, enfants et jeunes des différents âges, personnes âgées seules…). Les difficultés de la vie se sont considérablement accrues en quelques années et la réponse sociale (équipements d’accueil, les services d’aide à la résolution des problèmes, les lieux de détente et de loisirs, etc.) n’a pas du tout suivie.
Au point qu’on demande au centre social de résoudre des problèmes qui ne sont pas les siens (et parfois on l’accable de reproches s’il ne répond pas assez). 
Les espaces de jeux ou de repos au niveau de l’îlot, comme au niveau du quartier, manquent cruellement. Plus grave, le moindre espace public est rapidement voué à la voiture (Velten, Mac Do, Providence…) ou dûment clôturé (Jeu de Paume, Bernard Dubois, ou encore Jardin des Vestiges). Il ne reste plus que l’espace de la Halle Puget…

4- Une dynamique commerciale réelle :
S’abritant derrière cette réalité sociale, contournant la politique de réhabilitation immobilière, profitant de l’amélioration des équipements publics et de la proximité des foyers d’affaires du centre ville, le commerce prospère et se développe de façon continue : chiffre d’affaires, turn over, modernisation, extension, multiplication des activités en témoignent.
Une cloison étanche sépare le chiffre d’affaire des uns et l’extrême difficulté des autres. Le dialogue n’existe pas.
Les nouvelles dynamiques (investisseurs, aménageurs, équipements publics…) ne contribuent pas à l’intégration, aux rapprochements, aux solidarités. En s’accompagnant de l’élévation des prix du foncier et des loyers, ne contribuent-elles pas davantage aux tensions ?
L’exception, heureuse, de la BMVR, semble bien n’être qu’une exception

Pour plus d’informations sur le centre social et le festival cliquez

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> Programme 10/06/06

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