Assemblée générale du 5 février 2007 - 27/02/2007

Rapport d’activités - rapport moral 2006-2007

Association "un centre ville pour tous"

 

 Nous nous présentons devant cette assemblée générale avec encore une année très occupée. La rue de la République a plus particulièrement mobilisé notre association mais nous avons été encore très présents sur bien d’autres sujets.
  
L’association est toujours extrêmement active, les chiffres en témoignent - non pas ceux du budget, puisque comme vous le savez, nous avons un petit budget fondé sur les cotisations de nos adhérents presque uniquement - mais ceux qui parlent de notre activité (le nombre des adhérents, celui des actions menées, des articles parus ou encore des consultations sur le site internet). Face à ces chiffres nous avons une responsabilité importante, celle de la maîtrise de notre expansion, en fonction de nos forces et de nos moyens.
  
Des chiffres impressionnants

 Le nombre de nos cotisants a augmenté de 50 % en 4 ans, celui de nos sympathisants s’est multiplié par 2 (avec près de 2 000 sympathisants à la fin 2006). Et nous avons des devoirs auprès de ces adhérents et de ces sympathisants, celui de les tenir informés de nos projets et de nos actions.
Les assemblées générales ne suffisent pas, il nous faut aussi leur envoyer régulièrement la news letter (par mail ou par courrier), il nous faut aussi tenir à jour ce site internet qui est abondamment consulté. Nous sommes arrivés en 2006 à 128 000 consultations sur ce site, soit - à l’heure où de plus en plus de monde dispose d’un ordinateur - 100 % d’augmentation en 3 ans.
Il est vrai que grâce au travail extraordinaire de nos « webmestres » on peut maintenant consulter 1 500 textes sur le site, dont 700 articles de presse.
Les thèmes les plus visités sur le site concernent : les droits des propriétaires et locataires, l’action que nous avons dû mener face aux services fiscaux, les questions liées à la DUP de Noailles ou à la rue de la République.
Internet permet aussi à de très nombreuses personnes de questionner l’association, 5 à 10 réponses sont faites chaque semaine.
Et de vive voix, tout au long de l’année des entretiens sont données à des étudiants, des chercheurs, des journalistes, et parfois tel ou tel d’entre nous est invité à intervenir dans un débat hors de Marseille (comme à Hambourg en janvier 2006).
Les journalistes sont pour nous un public-cible important, ils sont souvent ceux qui nos aident à faire connaître les situations ou les actions inacceptables que nous découvrons, c’est ainsi que quelques 138 journalistes ont fini par figurer sur nos listes de diffusion en quelques années. 

 
La Rue de la République

 La rue de la République a mobilisé de façon importante notre attention en 2006, avec les 2 permanences par mois et la présence en continue de plusieurs d’entre nous auprès des résidents menacés au cours de la rénovation à marche forcée voulue par la ville et conduite, sans égards pour les habitants, par Marseille République.
Cette société a été condamnée à la suite de l’action en justice intentée par les locataires de l’Hôtel Atlantic en février.
Une grande marche de protestation, avec un succès important, s’est tenue sur le thème « Précarité, discrimination arbitraire, à qui le tour ? » ce même mois de février.
Une campagne de cartes postales « l’envers du décor » envoyée aux membres du comité de pilotage de la rue de la République s’est déroulée en mai.
Au cours du 3è trimestre, compte tenu des nombreuses exactions qui se sont manifestées à l’encontre des locataires de cette rue, certains d’entre nous se sont attelés à une enquête sur « la situation des habitants de la rue de la République dans le cadre de l’opération de réhabilitation des immeubles et des logements » et ses résultats souvent atterrants ont été rendus publics en octobre, ils ont donné lieu à un 8 pages très largement diffusé et à une réunion d’habitants en novembre.
Notons aussi que l’association a participé au cours de cette année 2006 à la « coordination des associations et collectifs de la rue de la République », cette coordination a eu de très nombreuses rencontres avec les habitants, les commerçants, avec Euroméditerranée, avec les autorités (le Président du CG 13, la Préfecture). Elle a prolongé ainsi une action collective, un peu exceptionnelle, entamée à la fin 2004, destinée à alerter l’opinion et les responsables sur les méfaits d’un certain type de capitalisme immobilier, bien mal contrôlé par des autorités publiques qui s’étaient pourtant engagées dans le cadre d’une OPAH dite d’Intérêt national à respecter les habitants et à répondre à leurs besoins.

Belsunce

 En janvier 2006, l’association a diffusé en appel public à la solidarité concernant la radiation de 6 500 contribuables du 1er arr. et la rétention de 4 000 déclarations de revenus de 2004.
3 mois plus tard, un rassemblement de soutien aux locataires des hôtels meublés s’est tenu devant le Service Départemental des Impôts, place Sadi Carnot, en mars 2006.
 La délibération de la HALDE en juillet a apporté un soutien bienvenu à notre action en faveur de ces non-contribuables à qui l’administration refuse de délivrer un certificat de non imposition.
L’association a apporté son aux locataires maltraités des hôtels meublés Sainte Claire et du 8 rue de la Fare, en Cour d’Appel d’Aix et au Tribunal d’Instance de Marseille, au cours du mois de juin. Et en juillet, le propriétaire du 8 rue de la Fare a été condamné à faire les travaux de mise aux normes.

Noailles
 
 L’association a fait appel de la décision du Tribunal Administratif concernant la DUP pour le PRI (Périmètre de Restauration Immobilière) de Noailles en avril. Et une visite du quartier Noailles organisée par des habitants s’est déroulée en mai.
  Des rencontres avec la direction de Marseille-Aménagement se sont mises en place après cette visite pour questionner cette SEM sur son action.

 Le logement à Marseille

  Cette expérience accumulée nous a donné le droit, selon nous, d’intervenir dans le débat public sur la question du logement dans cette ville.
C’est ainsi que nous avons participé à une journée sur l’habitat indigne en octobre, que nous avons organisé une conférence-débat sur le logement social en novembre, ou que nous nous sommes exprimés de diverses façons lors de la 2ème Convention sur l’habitat organisée par la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole en juin, dans le cadre de l’élaboration du PLH (Programme Local de l’Habitat) communautaire.
Nous stigmatisions alors la faiblesse de l’engagement de ces communes dans le domaine de l’habitat social, au regard des besoins qui se manifestent. 

Quels objectifs aujourd’hui ?

  Comme je l’indiquai au début de ce rapport, il est essentiel pour une association de faire le point périodiquement, et d’ajuster son action ses capacités militantes. A force d’être sollicité sur tant de fronts, nous risquons de diluer notre force de frappe.
Pour notre 7ème année d’existence, nous sommes encore vaillants, et nous souhaitons le rester compte tenu des nombreuses difficultés qui sont encore faites aux habitants - les plus pauvres mais les autres aussi - de ce centre ville.
« Centre ville pour tous » c’est un nom d’association, mais nous souhaitons surtout que cela reste notre devise.
Le centre ville est marqué par des situations d’habitat indigne, des dysfonctionnements urbains, et des services publics inefficaces. La rue de la République est marquée par des comportements anormaux de pressions sur les locataires, et l’absence d’informations par les pouvoirs publics comme par les opérateurs, sur ce qui se prépare, est à la fois assourdissante et absolument anormale.

De ce fait, nous souhaitons nous fixer 3 tâches :
- Informer l’opinion, les habitants et les militants concernés : Informer sur la réalité de vie des habitants, porter à leur connaissance leurs droits et leurs moyens d’action, mais aussi de nous informer et d’informer sur ces projets qu’ils n’avouent pas clairement.
- Faire pression sur les pouvoirs publics : Nous faisons le constat que les différents pouvoirs publics se font très souvent, plus ou moins volontairement, les complices des injustices subies par les mal logés, en remplissant pas ou mal leur rôle de gardien de la loi et de responsables de la solidarité républicaine.
- Aider concrètement les gens en grande difficulté : Les permanences nous amènent à rencontrer des personnes en difficulté, parfois très grande, dans leur droit au logement et aux services publics liés à l’habitat. Il nous paraît important de développer les solidarités concrètes face à ces personnes, et nous voudrions proposer à nos adhérents de s’engager davantage dans des soutiens individuels, non pas tout seuls, mais en liaison étroite avec l’association et son réseau.

  Au bout du compte, nous avons une exigence, c’est que soit respectée coûte que coûte la dimension sociale de la rénovation de ce centre ville, il n’est pas possible que les capitaux, les avantages fiscaux, « l’image » du centre, le tramway et l’esthétique des voies et des immeubles soient plus importants que les habitants eux-mêmes et leur droit à vivre dignement.
  Nous demandons qu’enfin, un projet social soit établi pour ce centre ville, avec ses équipements sociaux, et une vraie égalité d’accès à ces équipements.

  Nous souhaitons que si l’objectif affiché est de retrouver le bonheur et le plaisir de vivre dans ce centre ville, ce ne soit pas pour quelques uns, mais bien pour tous. 
   

XL/CVPT 2-07

> Rapport d’activités-rapport moral 2006-2007

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