Compte-rendu et relevé de décisions. - 6/07/2007

Rencontre entre la SOGIMA, URBANIS et l’association "un centre ville pour tous"

 

Réunion du 27 juin 2007
Étaient présents :

Pour SOGIMA :
M. Hervé Ghio (Directeur délégué Sogima), Mme Cutellas (Chargée de mission Sogima), Mlle Bianci (Stagiaire Opération Nouvelles), M. Beddou (Technicien Opération Nouvelles)

Pour URBANIS
Mme Gosse ( Directrice régionale d’Urbanis) Mme Filizaz (Chargée d’opération)

Pour CVPT :
Vincent Abad (Solidarité Mieux Vivre), Jean-Stéphane Borja, Damien Borchier, Daniel Carrière, Martine Derain, Véronique Manry, Antoine Richard.

Mme Franzoni (locataire)
Mme Guistini (locataire)

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Cette rencontre fait suite aux lettres adressées par CVPT au Maire de Marseille et au Directeur générale d’Euroméditerranée portant "Questionnements sur des pratiques de Sogima dans le secteur République". L’agence Urbanis Maitrise d’œuvre Ubaine et Sociale a contacté CVPT en vue d’organiser une rencontre pour revenir sur les difficultés rencontrées par certains locataires de la SOGIMA.

Le rendez-vous s’est déroulé dans les locaux de la Sogima (17 rue Vincent Leblanc). 

M. Ghio ouvre la réunion. D’emblée, celui-ci s’étonne que CVPT ne soit pas directement adressé à eux. Mais si, comme le souligne Martine Derain, il s’agit de la manière de faire de l’association, Daniel Carrière précise également qu’il s’agit de veiller à ce qu’il ne soit pas fait n’importe quoi avec les habitants. À l’origine, reprend Martine Derain, les cas ont été relevés par le biais de l’association Solidarité Mieux Vivre, ajoutant que ces personnes, inquiètes de leur sort, ont préalablement été rencontrées par CVPT. Il s’agit de :

•  Mme Franzoni
•  Mme Giustini
•  Mme Gudus

M. Ghio propose de reprendre les problèmes au « cas par cas » et de voir les réponses qui peuvent être apportées pour chacun d’eux :

Premier cas : Mme Franzoni

Mme Franzoni émet le souhait de rester chez elle. La seule difficulté concerne les travaux à mener dans l’immeuble, notamment autour des infiltrations d’eau, ainsi que l’éventualité d’intervenir chez elle pour aménager un nouvel accès dans son salon… Concernant le maintien, M. Ghio précise que les « lois 48 » ne posent pas de problèmes particuliers : sur l’ensemble de son parc, la Sogima dispose d’une certain nombre de locataires en loi 48. Donc aucune objection à ce que Mme Franzoni reste dans son logement. Quant aux travaux, la Sogima précisera les délais, sous réserve de pouvoir être menés (la possibilité d’intervention relevant d’un cahier des charges de la réhabilitation, ainsi que d’une opérativité technique). Mais, le cas échéant, ils interviendront sous peu.

2) Second cas : Mme Giustini

Mme Giustini fait part d’une lettre dans laquelle on lui précisait une date de départ. Mme Cutellas évoque un « malentendu », expliquant qu’il s’agissait d’un courrier survenu à la suite d’une rencontre entre elle et Mme Giustini (où il était question d’un relogement adapté à son handicap). Le recours à un avocat aurait été vécu comme une véritable « surprise ». À cela, la réhabilitation de l’appartement actuellement occupé poserait des problèmes techniques importants. Mme Giustini souhaite cependant rester chez elle, précisant qu’un coup de propreté, ainsi que des petits travaux d’adaptation à son handicap, seraient bien accueillis. Pour la Sogima, le maintien dans les lieux ne pose pas problème. Concernant les travaux, elle s’engage de nouveau à voir ce qui pourra être fait.

3) Troisième cas Mme Gudus (non-présente)

On rappelle brièvement la situation de cette dame : le temps que soit réhabilité son appartement, Mme Gudus se trouve dans un logement tiroir, dans l’attente de sa réintégration. Mais celle-ci serait très inquiète de ce qui l’attend et vivrait dans des conditions difficiles, aggravées par son âge avancé (87 ans). Mme Cutellas précise que la réintégration est prévue pour octobre, moyennant une augmentation, et que Mme Gudus aurait été démarchée à sa demande, par l’intermédiaire de sa fille. Le tout étant encadré par un protocole. À cela, la Sogima rappelle avoir fait un effort particulier, l’immeuble où réside la dame n’étant pas prévu dans la première phase des travaux. Sur ce cas, la Sogima s’engage à envoyer une lettre pour la « tranquilliser »…

Une solution ayant été trouvée concernant les trois cas, Daniel Carrière rappelle alors que l’importance de cette rencontre pour la suite des évènements. À ce titre, il précise 3 choses :

1) L’implication de l’association CVPT : « nous ne souhaitons pas intervenir, mais quand il faut agir, nous agissons ».

2) Puis, sur certains problèmes inhérents à la question du logement social : revenant d’abord sur des règles d’attribution peu respectées, pouvant être parfois considérées comme illégales, quant à certains relogements opérés au titre de l’opération de réhabilitation par Marseille République. M. Ghio précise n’avoir qu’un seul cas et ajoute qu’aucune attribution n’a été opérée à ce jour. Sur la rue de la République, la Sogima ne travaille pour le moment qu’avec les occupants dont elle dispose.

3) Enfin, le problème des charges, notamment en ce qui concerne le remplacement d’un système de chauffage à gaz par un système électrique : peut-on faire en sorte que les charges ne soient pas, à termes, trop élevées, demeurant ainsi compatibles avec les objectifs du logement social. M. Ghio reconnaît le problème et précise que si à ce jour la question n’est pas arrivé jusqu’au Comité de pilotage de la Préfecture, il essaiera de faire en sorte qu’elle y parvienne.

À cela, Antoine Richard demande quelques précisions concernant le patrimoine de la Sogima sur la rue de la République. Bien que possédant d’autres immeubles dans le quartier, ils ne leur « restent » plus que l’îlot 23 (allusion faite aux péripéties de l’îlot 11). M. Ghio ajoute également que la Sogima serait le plus gros « relogeur » de Marseille République (18 relogements auraient été opérés à ce jour), relogements inhérents à un protocole d’accord convenu lors de la transaction des immeubles. Mais sur la problématique de la rue de République, il ne souhaite pas s’étendre, invoquant un droit de réserve en tant que membre du Comité.

Daniel Carrière aborde enfin un dernier point, s’adressant directement à la représentante d’Urbanis : Qu’en est-il du diagnostic mené pour Marseille République et de sa mise en oeuvre ? Mme Gos lui répond que ce diagnostic préconisait en conclusion une Mous et un suivi de relogement. Mais elle ajoute aussi que, relevant de leur initiative, les institutions n’ont pas suivi. Daniel Carrière espère une arrivée imminente du bilan de l’OPAH.

Au terme de la rencontre il est prévu pour chaque cas évoqué, que la SOGIMA réitère son engagement par courrier de l’association en adressera copie aux locataires concernés. De son côté, CVPT s’engage à écrire au Maire de Marseille et au Directeur générale d’Euroméditerranée, pour leur signifier le déroulement de la rencontre.

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