3/03/2008

Réponses de la "liste Marseille contre attaque à gauche" aux 6 questions sur la situation de l’habitat social à Marseille, posées à l’occasion des élections municipales 2008, par "un centre ville pour tous"

1 - avez-vous la volonté d’intervenir pour que des logements sociaux soient construits aussi dans les arrondissements déficitaires ?
Pouvez-vous préciser les moyens que vous mettrez en œuvre pour cela ?

Le taux de logements dits sociaux à Marseille dépasse les 18% en moyenne mais les chiffres globaux n’ont guère de sens pour une telle ville : on compte plus de 40 % de logements sociaux dans les 15e et les 16ème contre à peine plus de 4% dans le 6ème arrondissement, au cœur de la ville. La loi SRU fixe un minimum de 20 %, pas un maximum. La mixité sociale, générationnelle, culturelle doit se mesurer à l’échelle d’une rue ou d’un quartier.
Le respect de la loi doit se faire arrondissement par arrondissement.
Dans une ville où 60% des revenus fiscaux sont en dessous de 1200 euros mensuels (80 % des foyers sont en dessous de 2500 euros), le logement social concerne donc une grande majorité de la population, et s’impose non comme un palliatif mais comme une nécessité.

2 - un plan de construction et de rattrapage massif en logements sociaux dans les 7 arrondissements centraux est une nécessité.
Le PLH devrait fixer un objectif de production de 1 250 logements sociaux par an sur ces arrondissements. Tout avantage financier ou fiscal attribué à un bailleur aurait pour contrepartie l’obligation de conventionnement du logement et une clause de protection des locataires en cas de vente, par exemple par l’exercice du droit de préemption de la ville.
Êtes-vous prêt à traduire ces objectifs dans le plan d’urbanisme municipal ?

Il faut d’abord dire que la répartition interne de ce qui est classé « logement social » est très déséquilibrée et ne correspond pas aux besoins de la population qui varient selon les âges de la vie.
Le PLH devra être revu.
Les objectifs annoncés dans ce plan sont nettement insuffisants, il y a plus de 21000 demandes en attente.
A ce rythme là, il faudrait 40 ans pour satisfaire la demande actuelle.
Aujourd’hui le parcours résidentiel de la population marseillaise est figé.
  

3 - Pourquoi ne pas fixer systématiquement un objectif de 30 % de logements sociaux dont 2/3 à loyers réduits (PLus-PLaI) dans toutes les opérations privées neuves dans les arrondissements déficitaires ?
Partagez vous cet objectif ? Etes-vous prêt à le mettre en œuvre ?

Dans notre région et notre ville, 20 grands promoteurs construisent 40 % des logements et dictent leurs lois en matière de prix, y compris sur le foncier.
Nous sommes actuellement en pleine logique toute libérale, celle d’une politique publique au service du privé.
La construction neuve de logements est totalement dominée par le marché. Le logement est devenu pour l’essentiel un placement financier.
Or nous le rappelons haut et fort : se loger est un droit !
Les politiques publiques doivent bénéficier à la population en mal de logements.
Nous pensons que pour qu’un loyer ne soit pas une charge insupportable pour des revenus modestes, il ne devrait pas dépasser le seuil des 20 % des revenus familiaux.
Il faudrait qu’au niveau national soit imposée la création d’un Pôle public bancaire (pour le financement ) et d’un grand Service Public du Logement ( cf la Caisse des Dépôts qui ne joue plus du tout son rôle alors qu’elle « dort » sur l’argent des petits épargnants !) .
La Ville doit cesser sa politique de vente de foncier à des groupes privés.

4 - Pourquoi ne pas assortir un plan de transformation d’immeubles en logements sociaux, d’un ren- forcement et d’une majoration des aides publiques ?

La réquisition en urgence des logements vides (dont il faudrait très rapidement dresser un état des lieux exhaustif) n’est sans doute pas ce qui convient le mieux à la situation marseillaise où une bonne partie des logements vides appartiennent à de petits propriétaires.
C’est donc vers une politique de préemption publique qu’il faut se tourner.
Nous proposons d’élaborer un véritable plan de réhabilitation, où tous les artisans locaux pourraient se retrouver et créer de l’emploi. Des expérimentations seront encouragées pour que les habitats et constructions sociales ne se contentent pas des logements eux-mêmes, mais soient des lieux de vie adaptés aux besoins contemporains.

5 - alors que la ville de Marseille vient de vendre son capital dans les logements de la convention sogIMa de 1932, il est tout à fait possible d’imposer un conventionnement afin d’empêcher que les 2 600 locataires concernés soient privés de loyers sociaux. Etes-vous prêt à vous engager dans cette direction ?

Naturellement.

6 - Les opérations du centre-ville ne donnent lieu qu’à des parodies de concertation. un centre ville Pour tous considère que l’aménagement du centre-ville de Marseille ne peut se faire sans ses habitants. vous engagez-vous, si vous êtes élus :
- à mettre à la tête de la délégation à la réhabilitation du centre-ville une personne qui ait une importante autorité politique et des compétences avérées ?
 - à mettre en place un chef de projet et une équipe technique de haut niveau et pluridisciplinaire chargée de la conception, de la gestion de proximité de sa mise en œuvre ?
- développer des instances de participation des habitants, où habitants, techniciens et élus, disposant de l’information et de l’assistance méthodologique nécessaires, puissent se concerter ?

Nous sommes pour la fin de toutes les agences qui relèvent de la ville pour les remplacer par une gestion municipale directe.
Tant la création de logements sociaux que la réhabilitation de l’habitat existant ne peut naturellement se faire sans la population. Cela doit se faire par elle, avec elle.
Une véritable démocratie locale participative ne peut se mettre en place d’un coup de baguette magique. Il faut pour cela des élus qui aient à cœur d’articuler la représentation et la participation, la prise de décisions par les populations concernées.
Plus que les pièces de l’outil à mettre en œuvre (ce qui est détaillé dans votre question), c’est la gestion de cet outil, sa finalité qui comptent.
Il faut organiser dans toute opération la discussion et l’adoption d’une charte de relogement entre les bailleurs, la municipalité, les locataires.
Nous prendrons l’engagement de faire des conférences communales du logement en y associant l’ensemble des partenaires institutionnels, les habitants et leurs associations, les associations d’insertion par le logement…

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