Document de travail - 21/04/2009

Evaluer d’abord, pour mieux engager l’action ensuite

Association "un centre ville pour tous"

 

"Un plan stratégique global comprenant des propositions opérationnelles et un phasage sur le centre-ville après concertation avec l’ensemble des acteurs" (Conseil municipal de Marseille du 15/12/08)

 

La présente note constitue un premier document de travail appelant des développements précis sur divers aspects relatifs aux objectifs, aux modalités et aux choix des champs pour une démarche évaluative au service de la prospective
En l’état, elle a une première ambition, convaincre de la nécessité de l’évaluation en amont de l’élaboration d’un projet prospectif relatif à la rénovation du centre ville de Marseille.

Préambule

Le centre ville de Marseille est en perpétuelle évolution par sa dynamique propre et du fait d’initiatives publiques. En effet, le centre de la plus ancienne ville de France n’est pas figé. Il est soumis ces dernières décennies à un changement accéléré, sous la pression d’abord des usagers qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Les changements ainsi impulsés par « les forces de la vie » ont un caractère quelque peu désordonné avec des résultats inégaux. Des résistances à une nécessaire rénovation cohérente et globale se manifestent. C’est pourquoi une autre force, celle des pouvoirs publics, doit intervenir pour impulser parfois et piloter ce changement.

Depuis plusieurs décennies, l’hyper centre de Marseille a d’ailleurs fait l’objet d’interventions publiques de différentes sortes. On peut noter qu’à l’exception de deux ou trois d’entre elles, elles n’ont pas eu l’ambition de traiter globalement le tissu urbain dans lequel elles s’insèrent.
C’est sans doute ce qui donne l’impression que le centre-ville de Marseille n’a pas fait l’objet d’une réhabilitation d’ensemble, et que certains quartiers ont été oubliés (1). 

Pour nous qui essayons d’être collectivement citoyens de notre ville, il ne s’agit pas seulement de« restaurer » quelques immeubles, mais de ré-habiliter, au sens de rendre de nouveau les quartiers du centre ville capables de remplir leurs fonctions urbaines et sociales, à savoir :
-  loger confortablement leurs habitants (tous ceux, pauvres ou fortunés, qui veulent venir ou continuer à y habiter),
-  offrir et gérer des services et espaces publics de proximité conviviaux,
-  permettre ou consolider les fonctions commerciales et de services d’un centre d’agglomération,
-  sauvegarder et moderniser la fonction symbolique, de mémoire et d’expressions sociales (fêtes, manifestations, visites, flanerie…) des espaces et monuments d’un centre historique.

Ce n’est pas simple. Il ne suffit pas de coups ponctuels, même importants (Alcazar, Facultés, tramway), ni d’effets de façade. Il y faut :
- La prise en compte de tous les enjeux des quartiers concernés (respect de leur existence).
- Un véritable projet urbain de qualité.
- Une mise en oeuvre citoyenne, avec les habitants (ceux de ces quartiers et tous les marseillais à qui le centre ville appartient aussi).

Depuis le début des années 2000, Un Centre Ville Pour Tous a fortement contribué, à partir de la défense des plus fragiles dans leur droit à un logement décent, à rappeler aux divers Pouvoirs publics, comme à l’opinion publique, qu’une politique de réhabilitation ne pouvait se faire sans la consultation et la participation de la population.

L’association a maintes fois insisté sur le déficit d’approche globale de la requalification urbaine du centre ville.

Aujourd’hui que le conseil municipal dans sa séance du 15/12/2008 a pris la décision de mettre en chantier « un plan stratégique global comprenant des propositions opérationnelles et un phasage sur le centre-ville » et que celui-ci sera présenté, « après concertation avec l’ensemble des acteurs du centre-ville et en particulier les acteurs associatifs, à un prochain Conseil Municipal… », Un Centre Ville Pour Tous se réjouit de cette intention municipale. 

En cohérence avec son action depuis 9 ans, l’association apporte sa contribution en exprimant pourquoi et comment l’élaboration d’un plan pour le centre ville doit commencer par un état des lieux et une évaluation partagés - entre habitants, techniciens et élus - de l’expérience vécu dans la période récente sur ce territoire. (2)

I - Pourquoi une évaluation ? A quoi peut-elle servir  ?

Une évaluation n’est pas un bilan de cloture, Elle est la préparation d’un projet prospectif.

Nous écartons d’emblée l’idée d’une évaluation sanction consistant à distribuer des bons et des mauvais points.(3) 

Aujourd’hui, nous attribuons à l’évaluation une triple finalité qui conditionnera fortement les modes de sa mis en œuvre :
-  L’éclairage des choix politiques : aide à la décision et à son argumentation
-  Une refondation, une réelle novation de la politique de services publics localisés, eu égard aux pratiques du passé
-  L’amélioration de la relation entre la puissance publique et le citoyen, exigence très forte de la démocratie

Quel type d’évaluation mettre en œuvre ?

L’évaluation devra avoir une triple dimension, à savoir être :
-  une connaissance partagée pour l’ensemble des acteurs sur les processus et les résultats de l’action ;
-  une évaluation prospective, qui tire les leçons du passé pour améliorer l’efficacité de l’action publique ;
une évaluation participative, qui constitue un moment clé de la concertation entre les acteurs et avec les habitants.

Sur le registre de la connaissance, un des points forts de l’évaluation est, sur la base des données collectées de façon objective, le partage, voire la confrontation des interprétations des acteurs, porteurs de points de vue divers selon le positionnement qu’ils occupent dans l’action conduite.

Sur le registre de la prospective, une bonne connaissance des processus d’action, des difficultés rencontrées et des acquis de l’expérience permettra d’affiner les outils opérationnels de conduite et de gestion des opérations

Sur le registre de la concertation et de la participation, la démarche d’évaluation permettra de tester les niveaux et les modalités de l’information des usagers et des échanges sur les besoins et les aspirations des citoyens concernés par l’action publique. Un projet urbain n’est pas que l’affaire d’une approche intellectuelle, mais aussi une mobilisation de multiples capacités et compétences. Insistons : c’est dés cette phase d’évaluation et d’état des lieux qu’il faut impliquer tous les acteurs de la société civile concernés, parce qu’ils détiennent une partie spécifique du savoir recherché, et parce que leur rôle nécessaire à la réussite du projet urbain envisagé s’ancre dans ce moment là.

En conclusion, la principale utilité de l’évaluation est de préparer les cadres et les référents d’un projet pour l’avenir immédiat en l’ancrant dans le réel ; sans un établissement partagé des faits et leur évaluation commune, tout projet prospectif risque d’être une construction abstraite.


II – Comment évaluer : les principes généraux des modalités de mise en œuvre.

Partant de la finalité selon laquelle l’évaluation doit permettre d’éclairer les décideurs publics en charge de définir les objectifs visés, les méthodes et les moyens pour y parvenir,
des principes méthodologiques doivent être respectés.

Nous les regroupons en 5 points :

-  La décision d’évaluer relève du pouvoir politique.
Il ne s’agit pas d’un acte seulement technique et administratif. L’objectif de l’évaluation doit exprimer le besoin ressenti par le ou les décideurs de faire un état des lieux sur l’objet à évaluer et les processus qui ont conduit, dans la période antérieure, à la situation présente. Lorsque l’objet de l’évaluation concerne plusieurs acteurs publics (la Préfecture, la CUM,…) il est souhaitable que la décision soit partagée.

-  L’évaluation doit être participative :

Temps de co-production de la réponse aux questions posées par les politiques engagées, elle doit impliquer significativement les différents acteurs qui interviennent dans leur définition et leur mise en œuvre. Dans la mesure où l’évaluation porte sur des actions publiques visant directement à répondre aux besoins sociaux des citoyens, les usagers (bénéficiaires) de cette politique doivent avoir leur place (être informés, avoir accès aux instances de suivi), dès son point de départ et non à posteriori.

-  Un référence comparative est nécessaire.

Elle fournira des points de comparaison évitant l’appauvrissement sinon le piège de l’autoréférentiel. Il s’agira d’éclairer la situation marseillaise en mettant en regard des données et apports issus de 2 ou 3 autres villes. En matière de traitement du centre des villes comme Bordeaux, Nantes, Rennes peuvent apporter des points de comparaison et des suggestions.

-  Un chargé d’évaluation doit être désigné. Il doit être extérieur au processus de décision et plus généralement hors des parties prenantes des actions à évaluer. Il a une mission d’assistance technique et d’appui méthodologique. Il est garant de la rigueur méthodique dans la mise en œuvre de la démarche et en charge du rapport d’évaluation.
Regard extérieur aux enjeux locaux, il garantit la fiabilité des informations, la rigueur dans la mise en œuvre des outils d’évaluation, que pour partie il propose, et la déontologie dans l’interprétation des résultats. Il est mandaté contractuellement par le commanditaire (Comité de pilotage) et anime l’instance d’évaluation.

-  Un comité de pilotage de l’évaluation, est présidé par un représentant désigné par l’autorité politique (éventuellement assisté d’un conseil d’experts) et composé des représentants des divers organismes parties prenantes de l’action publique. Sa responsabilité s’étend à :
* L’élaboration du cahier des charges.(4) 
* La définition des modalités d’information et de consultation des habitants.
* La sélection de l’évaluateur externe et le suivi de sa mission.
* Le calendrier de la démarche évaluative, les étapes de l’évaluation et les moments de restitution des résultats intermédiaires
* L’effectivité de l’information qui sera faite sur la démarche engagée et les modalités de diffusion des résultats de l’évaluation, dans le respect des règles d’accès aux documents publics.

III Que veut-on évaluer ? La nécessité de faire un choix

De façon générale, c’est la rénovation du centre ville de Marseille qui est l’objet de la réflexion engagée ici. La ville souhaitant élaborer un projet prospectif qui sur la base de l’expérience acquise assure un contenu nouveau de la politique de rénovation conduite depuis le début des années 90, pour cela il semble indispensable d’avoir un regard rétrospectif afin de voir ce qui a marché et ce qui a fait obstacle à l’atteinte des objectifs.

Cependant, le centre ville est un objet urbain complexe, qui touche à l’ensemble des dimensions de l’action publique.(5) 
La saisie évaluative d’un territoire aussi complexe appellerait une démarche globale et ne peut faire abstraction de la nécessaire interaction entre ses dimensions et ses fonctions.
Mais, dans la perspective opératoire dans laquelle nous nous plaçons, le souci de pragmatisme conduit à proposer de faire des choix parmi les champs à soumettre à une évaluation réalisable ici et maintenant.

La suggestion de CVPT est de faire simultanément :
* un choix d’évaluation parmi les secteurs thématiques de l’action publique en centre ville
*et un choix territorial pour une expérimentation d’évaluation globale embrassant tous les aspects de l’aménagement et de la vie d’un quartier .

-  Sur le volet sectoriel ou thématique, nous proposons le choix prioritaire du logement au centre ville. Il pourrait y être ajouté notamment : - la place du piéton dans le Centre ville, - les déplacements internes et externes (accès et sortie du centre ville), les équipements publics pour la jeunesse (petite enfance et adolescence), et la préoccupation transversale de développement durable.

-  Pour l’approche globale sur un territoire restreint on pourrait envisager un travail d’évaluation portant sur l’un ou l’autre des 2 quartiers suivants : Noailles ou/et l’Opéra.

Dans le champs propre de sa compétence, sur l’évaluation des actions publiques dans le secteur du logement au centre ville, CVPT voit se décliner plus précisément un certain nombre d’items thématiques, notamment  :
-  la densification du logement au regard des espaces économiques et de services : maintien de fonctions logements menacées (hôtels meublés), production de nouveaux logements, question des logements vacants ;
-  la pluralité des types de logement permettant une chaîne de mobilité entre logements à loyer modéré, intermédiaire et libres ;
-  la réhabilitation de l’ancien  ;
-  la résorption de l’habitat indigne ;
-  l’effectivité du droit au logement (DALO) ;
-  La maîtrise foncière  ;
-  ….
 
Pour une approche territoriale, de Noailles par exemple, il convient d’aborder un ensemble d’aspects.
-  Le poids et la composition démographique et sociale du quartier. De quelles connaissances dispose-t-on sur les groupes sociaux (habitants, travailleurs, usagers), leurs pratiques, leurs cultures, leurs besoins ?
-  Le volume et la nature des activités économiques qu’il héberge.
-  La consistance de son tissu immobilier. Consistance foncière, physique, architecturale.
-  La nature et la qualité des usages urbains qu’il offre et à quels usagers. Ceci à la fois dans sa réalité interne et dans ses rapports avec le tissu urbain environnant.
-  Les qualités des espaces urbains de Noailles et quelle est leur articulation avec le tissu urbain environnant.
-  Les fonctions urbaines que le quartier remplit pour la ville voire l’agglomération qui l’entoure.
Ce questionnement devra avoir un regard historique et prospectif faisant apparaître les constantes et les dynamiques à l’oeuvre.

Marseille le 10/4/09

(1) C’est le cas de Belsunce où - après le Panier - la restauration d’immeubles qui a été engagée, pose quelques problèmes graves : seulement une petite partie du tissu urbain est traitée, oubli des équipements et espaces publics, médiocre qualité des travaux, expulsion sans relogement des populations pauvres, gaspillage de l’argent public, etc.
Le quartier Noailles, en revanche, tient lieu d’exception : il est une vitrine de la non-intervention publique. Ici pas de revalorisation urbaine, pas d’implantation d’équipement public, un état de saleté des espaces publics qui sent l’abandon.
En 2002, enfin, une petite partie du quartier est accrochée au PRI du Centre ville et une OPAH instaurée. Las, ni l’un ni l’autre ne seront conduits avec conviction, comme des projets prenant en compte la complexité de ce morceau de ville, mais seulement comme des opérations de valorisation foncière. Cinq ans après, ils laissent le quartier avec ses problèmes d’habitat dégradé et de déficit de services publics, ignorant la dynamique sociale de Noailles, qui seule relève le défi de cette carence publique.
Dans le mouvement urbain qui affecte peu ou prou l’ensemble des sous-quartiers du centre ville, donnant à chacun une personnalité urbaine confirmée ou émergente, Noailles constitue un point aveugle où le discours s’éteint ou ne s’alimente que d’énoncés sommaire, caricaturaux, irréels, impuissants, quand ce n’est pas accusateurs en direction des habitants : c’est eux qui seraient la cause de l’abandon de ce quartier (!?).
(2) Par période récente, on peut convenir qu’une épaisseur de temps d’une vingtaine d’année semble nécessaire pour apporter des éléments significatifs et éclairants en vue de bâtir une prospective à moyen terme. En l’occurrence ce regard rétrospectif à partir du début des années 90 correspond à la première expérience de mise en place d’une mission Centre ville.
(3) Les jugements résultants d’une évaluation de l’action publique n’ont de sens que si au point de départ il y a une définition claire des objectifs de l’action, des processus pour les mettre en œuvre, et des critères et indicateurs de mesure des résultats. Or nous ne sommes pas dans ce cas de figure, même si l’intention aujourd’hui est de tendre vers la construction d’un dispositif d’évaluation, aussi simple et rigoureux que possible, permettant de conduire et de réguler l’action publique en dynamique.
(4) L’appropriation du cahier des charges par l’ensemble des composantes du comité de pilotage est garante d’une connaissance partagée (évaluation cognitive), qui apportera une information partagée à l’ensemble des acteurs. Elle est une condition essentielle pour que l’évaluation débouche sur des propositions ou recommandations impliquant l’ensemble des acteurs, qu’ils soient intervenants directs ou indirects ou qu’ils soient usagers. C’est donc un moment essentiel dans une démarche participative.
(5) Sans être exhaustif citons les actions en matières de transports, d’aménagement d’espaces urbains collectifs tels que parcs et jardins, de logement, de sécurité, d’équipements publics dans les champs de l’éducation de la culture et des loisirs, des services à la personne (santé, action sociale) de l’activité économique (commerces artisanats et services publics de proximité).

Et aussi

20/05/2017
Démarche régionale sur les CUS 2018-2023 partager sur facebook partager sur twitter(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

31/03/2017
Un Centre Ville Pour Tous a besoin de vous !(Invitation aux adhérents, sympathisants et partenaires)

15/12/2015
Projet de réaménagement de la Plaine : Pour une véritable concertation et co- construction du projet(Communiqué)

10/07/2017
Quelle concertation à La Plaine ?()

23/05/2016
Marseille concentre la moitié de la population des quartiers de la politique de la ville de la région(Bulletin de l’INSEE PACA)

9/02/2016
"Le cri d’alarme d’un marseillais en colère"(Alain FOUREST, consultant en gestion urbaine, ancien responsable de la politique de la ville)

2/05/2017
Les chiffres-clés du logement en PACA en 2015(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

10/03/2017
Bilan provisoire 2016 du droit au logement opposable (DALO) en PACA (DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

14/12/2016
Les Comités Régionaux de l’Habitat et de l’Hébergement en 2016(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

15/04/2017
Registre national des copropriétés et Régime d’aide "Habiter Mieux - Copropriété" partager sur facebook(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

9/05/2016
Atelier sur les opérations d’aménagement et la production de maisons individuelles : comment construire autrement ?(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

26/03/2017
Une étude de la CERC PACA qui mesure le poids économique du logement social(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

28/01/2016
Le 21ème rapport sur le Mal logement(Fondation Abbé Pierre)

13/04/2017
Qualité de vie en PACA : Logement, emploi, revenus et cadre de vie différencient les territoires partager sur facebook partager sur twitter(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

26/04/2017
Programmation Anah en PACA pour 2017(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

14/12/2016
Les Comités Régionaux de l’Habitat et de l’Hébergement en 2015(DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur)

5/12/2016
Enquête cadre de vie rue de la République( Note sur l’avancement )

4/04/2014
La vacance de logement au centre ville de Marseille(Rapport de stage)

26/03/2016
UNE ECOLE POUR NOAILLES(Communiqué)

Lettre d'information

Vous pouvez vous abonner gratuitement ici à la liste de diffusion de Centre Ville Pour Tous.


Association "Centre ville pour tous"
Cité des Associations
BP n° 241
93, la Canebière
13001 Marseille

Contact

Mise à jour : lundi 10 juillet 2017 | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0