Premières interpellations - 15/03/2004

Les piétons du Centre ville à l’abandon. Notre constat et nos interpellations

Nous habitons le Centre Ville et nous aimons y vivre. Mais nous savons l’abnégation qu’il faut avoir pour accepter le cadre de vie qu’on nous fabrique. Comment est- il possible que la propreté, le stationnement, la circulation, l’occupation de l’espace public par les livraisons, les marchés, les commerces, les autos soit aussi anarchique ? Nous avons voulu visiter collectivement les deux quartiers de Noailles et Belsunce, qui nous occupent beaucoup déjà au titre des conditions de logement de ses habitants, pour dresser ce constat que apparemment les autorités ne veulent pas trop faire. Sans doute les autorités ont-elles décidé de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche, mais cette attitude n’est-elle pas surprenante ? Peut-être ces autorités attendent-elles un sursaut des habitants, pour accompagner leur prise de conscience. Si c’est le cas, relevons le défi. Centre Ville Pour Tous vous propose d’intervenir dans ce débat. Faites-nous part de vos remarques, de vos critiques, de votre lassitude. Nous collecteront tout cela, et fort de vos remarques, nous interpellerons les pouvoirs publics (municipalité, communauté urbaine, police…) ou privés (associations de commerçants, etc.). Notre parcours piétons du 6 décembre 2003 nous a permis en particulier de soulever quelques points forts : - Les commerçants ne sont pas associés à la gestion des espaces piétons - Hors l’action des éboueurs, les poubelles ne sont pas gérées rationnellement : heures de dépôt, lieux de dépôt, contraintes liées à chaque immeuble, sélectivité des dépôts. - Les emplacements à conteneurs ne sont pas « suivis » (liberté et facilité de l’accès), l’état des conteneurs n’est pas vérifié. - Le cheminement des piétons n’est pas assuré et vérifié - Tout cela fait ressortir une très mauvaise gestion des possibilités de stationnement pour les véhicules. Là où il n’y a pas d’entrave au stationnement, les véhicules bloquent le passage des piétons. - Mais là où le stationnement est entravé, le nombre de places ouvertes au stationnement ne correspond pas au nombre des places supprimées : le stationnement devient encore plus anarchique. - L’augmentation continue du nombre des véhicules n’est pas prise en compte. - Les voies semi-piétonnes doivent être gérées. - L’encombrement permanent de certaines voies par des véhicules en attente (à cause de livraison, feu rouge ou stationnements gênants) est un désagrément pour les piétons : la fluidité de la circulation n’est pas assez assurée là où elle est possible. - Des consignes de propreté ne sont pas édictées. - La disparition de WC publics est préjudiciable. - La disparition de tout lieu public de repos et de conversation n’est pas respectueuse des besoins des habitants. - Le cumul des consignes urbaines conduit à l’incohérence et à l’incompréhension pour les usagers. Les interdictions ne doivent pas être excessives, mais elles doivent être compréhensibles. - Les feux de circulations sont adaptés davantage aux véhicules qu’aux piétons. - La politique des emplaceme nts concédés n’est pas assez respectueuse des piétons. - Les entreprises de réfection du bâti tiennent peu compte des cheminements piétons. - Les petits dangers auxquels sont exposés les piétons sont négligés - Les sanctions sont attribuées non pas aux véhicules qui gênent le plus mais à ceux qui ne respectent pas un panneau dont l’utilité est réduite (voire contestable ou périmée). - Les espaces de jeux manquent cruellement pour les enfants du centre ville. - La priorité aux transports collectifs n’est pas assez assurée. - Les riverains, habitants et commerçants, ne sont pas associés à l’évolution de leurs rues. Voir le détail du constat et des interpellations accompagné de documents photographiques sur le fichier PDF ci-dessous.

Etes-vous d’accord ? Pensez- vous à d’autres points forts ?

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

JANVIER 2004 LA VILLE LANCE SA CAMPAGNE POUR LA PROPRETE

« Tous ensemble pour la propreté C’est parti ! Opération propreté Marseille Marseillais, il est temps de respecter votre ville »

« Qui est fautif ? Question cruciale. L’incivisme du marseillais ? Les éboueurs qui pourraient faire mieux ? La communauté Urbaine ou la Municipalité qui ne donnent pas les moyens nécessaires ? Les prestataires liés par les marchés qui répondent ma aux exigences ? La répartition des responsabilités ? En vrac ce sont un peu toutes les causes réunies que posent ces questions. Pour y répondre avec cohérence, il fallait trouver le moment opportun. Et c’est le moment. » Marseille Infos (Janvier 2004). Des affiches (comminatoires) sont apposées : - Le journal :« Distribué le matin : 0 euro . Jeté dans la rue : 100 euros » - Les crottes de chien : « Ramassé par son maître : 0 euro . Sur le trottoir : 100 euros » - Les canettes : « Dans le commerce : 0 euro . Jeté dans la rue : 100 euros » - Les poubelles : « Dans le container : 0 euro .Jeté dans la rue : 100 euros » ----------------------------------------------------------------------------------------------------------- Cette campagne arrive à un moment où la municipalité estime que l’opinion est mûre pour l’accepter, après quelques articles qui ont montré le ras- le-bol des marseillais. A leurs niveaux, Noailles Ombres et Lumières et Centre Ville PourTous ont contribué à cette prise de conscience. Mais les modalités de la campagne de sensibilisation sont très « directives », elles ne garantissent pas, loin de là, une prise de conscience collective. Cette campagne ne s’est pas faite en mobilisant le milieu associatif, ni en faisant participer les habitants. Le choix est fait du répressif, plus que de la prévention et de l’éducation, comme si le ras-le-bol était suffisant pour provoquer spontanément la prise de conscience et la mobilisation. Que pensez- vous de cette campagne ?Tardive ? Répressive plus qu’éducative ? Quelle serait la bonne mobilisation ?

> Notre constat et nos intepellations

Lettre d'information

Vous pouvez vous abonner gratuitement ici à la liste de diffusion de Centre Ville Pour Tous.


Association "Centre ville pour tous"
Cité des Associations
BP n° 241
93, la Canebière
13001 Marseille

Contact

Mise à jour : lundi 10 juillet 2017 | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0