Visite organisée - 8/05/2004

La réhabilitation de la Rue de la République pour qui ?

Visite de la Rue de la République et de ses abords

La réhabilitation de la Rue de la République pour qui ?

VISITE DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE ET SES ABORDS Samedi 8 mai 2004 de 9h 30 à 12 h 30 - RV : place Sadi Carnot (devant l’hôtel des impôts) 13001

Le cadre légal de la réhabilitation

Au moment où les prix des logements flambent et alors que la spéculation immobilière bat son plein à Marseille, la question du devenir de la réhabilitation et de la place des actuels habitants de la Rue de la République est posée. La réhabilitation des immeubles de la Rue de la République était nécessaire, compte tenu de l’état d’abandon dans lequel l’ont laissé ses deux principaux propriétaires privés. En sus des grands travaux d’aménagement prévus (Parking, Tramway) le Conseil Municipal de Marseille a fixé le cadre légal de la réhabilitation de la "Rue Impériale", plus récemment nommée "Rue de la République". Par délibération du 27 octobre 2000, sur la lancée des décisions précédentes pour les zones d’aménagement des Zones de Protection Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP) de "Belsunce", du "Panier", "Chapitre, Noailles, Canebière, Opéra, Thiers" la municipalité a approuvé pour cette artère un projet de ZPPAUP. Puis par délibération du 26 novembre 2001, la municipalité a approuvé la convention d’opération programmée d’amélioration de l’habitat, qui permet d’attribuer des subventions importantes aux propriétaires bailleurs et aux propriétaires occupants qui réhabiliteraient leurs logements. Les deux principaux propriétaires privés de la rue située dans le périmètre « Euroméditerranée », les sociétés P2C (1300 logements) et Rue Impériale (1200 logements) en seront les principaux bénéficiaires ; En contrepartie, ils se sont engagés à réhabiliter en respectant les actuels occupants sur la base d’un programme des « trois tiers » : un tiers de logement social, un tiers de logement à loyer plafonné, un tiers de « libre ». En contrepartie, ils bénéficient d’importants financements publics. Les objectifs étaient louables : La ville déclarait par là mettre en valeur le patrimoine immobilier "à travers la protection des façades et toitures...tout en permettant une évolution du bâti pour favoriser le dynamisme du commerce et la requalification de l’habitat". L’ Etablissement Public Euroméditerranée, l’Etat, la Municipalité, le Département et la Région financent donc largement sur fonds publics ces grands propriétaires. On doit attendre d’eux une vigilance forte sur l’utilisation des deniers publics, le respect des droits des occupants . Ils ont les moyens de faire respecter l’engagement pris par de grands propriétaires, en contrepartie des aides, de commencer les réhabilitations par le tiers de réhabilitations en logements sociaux.

Nous constaterons un grave abandon des immeubles de P2C !

La parc de l’investisseur P2C Nexity est à l’abandon ! Si certains des autres propriétaires semblent respecter les engagements pris, il n’en va pas de même des immeubles P2C Nexity qui sont dans un état d’abandon grave, dangereux pour l’hygiène voire la sécurité des habitants qui ne reçoivent aucune information sur leur devenir. Vous le constaterez avec nous pendant la visite et les rencontres avec les habitants : - Au N° 43 et 45 de la Rue, des portions d’immeubles ou appartements sont murés, l’électricité disparue dans les cages d’escaliers, l’entretien totalement négligé pour les locataires restants ! - Au N° 49, des familles qui paient loyers et charges vivent sans ascenseur depuis des mois, dont une famille logée au dernier étage avec un enfant handicapé ! Ces familles peuvent témoigner de leurs conditions de vie dégradées, de l’absence d’entretien, du mépris de ce grand propriétaire ! - Au N° 51 notamment, l’abandon des immeubles provoque une cohabitation difficile, conflictuelle, entre des familles mal logées installées en « squat » et les occupants traditionnels. Les Squats seraient-ils « encouragés » par le propriétaire pour faire partir les occupants réguliers qui bénéficient d’un droit au relogement selon les accords signés devant les pouvoirs publics ? Cherche t on faire partir par tous ces moyens les locataires actuels pour faire « place nette » en attendant des gens plus riches ? - Au 56 - 58 Boulevard Schumann, des locataires sont l’objet de pressions tendant à les faire partir de leur logement pour faciliter la transformation de leurs immeubles en bureaux sans que les garanties de relogement soient respectées. -Nous terminerons notre visite par un apéritif et une discussion dans un café sympathique.

Agir pour faire respecter nos droits !

Au moment la spéculation immobilière s’aggrave à Marseille, ou des fonds de pension américains candidats au rachat de P2C signeraient la transformation de cette opération en pure opération spéculative, il n’est pas acceptable que les pouvoirs publics laissent des familles et des immeubles à l’abandon alors que des investisseurs renient leurs engagements écrits en contrepartie des aides financières. Respectez nos droits ! Le droit à l’information transparente des locataires, et petits propriétaires et commerçants sur la destination de leurs immeubles, leurs droits, les dispositifs de suivi ! Le droit au logement décent ou au relogement des occupants de la rue de la République ! Les pouvoirs publics doivent faire respecter par les grands propriétaires les engagements pris en contrepartie des aides ! Dans une période de déni du droit au logement, pourquoi l’Etat devant la carence de P2C ne réquisitionnerait pas les immeubles vides comme le Loi de 1945 lui en donne le droit ? C’est pourquoi avec l’aide des habitants, des médias et de toutes les marseillais qui refusent cette fatalité, l’association Centre Ville Pour Tous s’emploie à soutenir et encourager ces témoignages, qui non seulement visent à faire respecter le droit mais aussi à mettre un frein à l’exploitation des populations les plus fragiles.

> INVITATION À LA VISITE DU 08/05/04

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