Compte-Rendu de réunion - 23/05/2016

Assemblée générale satutaire du 24 avril 2016 (1er partie)


 

ASSEMBLEE GENERALE

Lundi 24 avril 2016

 22 présents

ORDRE DU JOUR

1- Les aspects statutaires

- Rapport d’activités 

- Rapport financier 

 2- Les textes d’orientation

 

Ouverture de l’assemblée générale à 18h30

 

I - Présentation du Rapport d’activité 2015

 

 

1- L’atelier Habitat

Il a pour fonction d’être un lieu d’échange interne entre les membres actifs sur les sujets d’actualité de l’urbanisme et de la politique du logement menée par la ville.

Il s’est réuni 11 fois en 2015, sur un mode de fonctionnement convivial.

Début 2015, sur la base d’une présentation de la dynamique immobilière à Marseille, par l’AGAM, le groupe a développé une réflexion sur la politique immobilière de la ville et ses conséquences sur le développement des inégalités socio-spatiales dans Marseille.

Une veille sur les études en cours par la SOLEAM dans les quartiers centraux a été effectuée (La Plaine notamment) et un suivi de la mise en place des conseils citoyens notamment ceux auxquels CVPT participe.

 

2- Les RDV

Un premier trimestre consacré aux initiatives de concertation et de mobilisation citoyenne

- Brouettes 28 janvier : paroles des militants :

"Il y a 5ans, le collectif Brouettes et Cie est allé à la rencontre du CIQ et a estimé que ce n’était pas suffisant pour nourrir son projet. Nous voulions créer un espace pour les habitants. Nous voulions être "anarchiquement cohérents", ne dépendre d’aucune institution."

"Nous avons lancé à un petit niveau une campagne par internet pour collecter des fonds destinés à réaliser une carte postale qui demande une navette bus entre la Belle de Mai et le centre ville."

"Près de 1 000 personnes se sont retrouvées autour d’un char, devant le palais Longchamp.

On se rend dans tous les lieux où nous pouvons rallier à nous des professionnels. "

"Nous avons mis en place le système des brouettes remplies de livres, pour nous c’était une façon symbolique d’attirer l’attention, sur l’absence de bibliothèque.

Et nous avons mis en place un blog Brouettes et Cie."

"Aujourd’hui, nous nous battons sur la question de la Maison pour Tous, nous ne voulons pas qu’elle soit transplantée dans la Friche belle de Mai, nous voulons qu’elle reste à sa place au centre du quartier et agrandie, grâce à des espaces commerciaux abandonnés et avec les moyens en personnel correspondant aux actions d’éducations populaires et intergénérationnelle qu’elle porte."

 

- La Plateforme 11 mars

La Plateforme est préoccupée par la qualité des liens au sein des collectifs, la qualité relationnelle, la qualité des interactions. Elle intervient :

- comme accompagnateurs à l’Economie sociale et solidaire, et

- en partenariat avec l’université sur les thèmes des mutations sociétales (comme les mutations urbaines qui seront le sujet de la journée Faisons la ville du 24 avril), des dynamiques relationnelles (fonctionnement et interactions),

- avec le Laboratoire citoyen en faveur des convergences d’initiatives citoyennes.

Si on fait le bilan de la Quinzaine qu’elle a organisée, les contacts inter-personnels ont été importants et l’on a vu de près une multitude d’initiatives citoyennes. Il manque des passerelles entre toutes ces initiatives, un contexte morose et une urgence de rassembler les forces autour d’objectifs communs. Il y a eu un écho très fort. La question des équipements publics, de la mobilité", du bien commun et du pouvoir d’agir ont été posés. Il y a eu 500 participants sur 15 jours. L’idée a émergé de pérenniser cela à travers des groupes de travail. Sur des thèmes transversaux : appui juridique, méthodologie de projet et collaborations, pouvoir d’agir, expression citoyenne, initiatives nouvelles et média locaux.

Les groupes de travail se réunissent sur l’année. Pour le calendrier du mois de mars cf. http://www.laplateforme.org/

 

- Pas Sans Nous 15 avril

Le collectif PAS SANS NOUS s’est créé dans le sillage et en réaction à la loi Lamy du 21 février 2014 portant sur la participation des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville à la définition des politiques publiques.

Le rapport « Pour une réforme radicale de la politique de la ville - Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires  » que Mohamed Mechmache et Marie-Hélène Bacqué ont rendu à l’été 2013 au ministre Lamy, avançait une condition préalable, celle du droit de vote aux élections locales pour les populations étrangères, et trente propositions visant à inverser la démarche de la politique de la ville, aller vers la co-construction et la codécision et s’appuyer sur le pouvoir d’agir des citoyens. Il posait la question suivante : n’est-il pas enfin temps, dans la crise sociale et politique que traverse notre pays, de s’appuyer sur les citoyens/ usagers et de se donner les moyens du débat démocratique, même conflictuel ?

Or, la loi sur la Ville et la Cohésion Urbaine, votée en procédure d’urgence à l’Assemblée Nationale, comporte quelques avancées mais reste en deçà des propositions. Le système que représentent les 1+30 propositions n’a pas été repris dans sa cohérence. La loi affirme le principe de la co-construction là où le rapport proposait une codécision reposant sur une représentation significative des citoyens dans toutes les instances.

Pour rendre possible une ouverture plus large des instances décisionnelles à la représentation citoyenne, le collectif PAS SANS NOUS s’est créé en février 2014 et une Assemblée Générale de fondation a eu lieu à Nantes en septembre de la même année. L’association ainsi créée veut continuer à s’organiser pour que le pouvoir d’agir des habitants se renforce au travers des conseils citoyens permis par la loi, et pour que les contrats de ville qui doivent être écrits puissent réellement donner aux habitants un pouvoir nouveau. C’est pourquoi l’organisation de l’association PAS SANS NOUS s’appuie sur les 22 délégués régionaux qui tentent de développer une dynamique territoriale sur la plupart des quartiers « politique de la ville » de France.

 

- MSE 27 mai

De manière générale, les politiques publiques souhaitent de plus en plus que les citoyens participent, et en particulier dans le cadre des contrats de ville qui prévoient sur les 1 300 quartiers prioritaires la création de conseils citoyens.

La participation citoyenne a d’abord besoin d’une volonté politique (qui ne se décrète pas !) et qui doit se traduire par des engagements d’écoute et de prise en compte compte de l’expression des citoyens. Ensuite pour faire vivre ces espaces, toujours fragiles, il y a besoin de méthodes et d’outils. MSE a développé deux méthodes intitulées respectivement : automédiatisation et i-médiatisation.

Dans le cadre de l’automédiatisation d’abord. Les regards de chacun sur une situation sociale donnée sont différents, chacun voit les choses de son point de vue qu’il soit extérieur à cette situation ou qu’il soit à l’intérieur, il faut croiser les regards. Il faut aussi créer un espace de liberté de parole, de rencontre et d’écoute, afin de croiser nos regards (comme reflet de nos représentations) sur ce qui marche ou ne marche pas et pourquoi. On n’est pas là pour avoir raison. Il faut instaurer le respect des personnes et accepter de se mettre en question.

Il y a quatre phases :

- La négociation : on accepte de dire des choses devant la caméra, que ce soit les habitants ou que ce soit les responsables

- L’expression : 12 à 15 citoyens discutent devant la caméra et visionnent ensemble leurs échanges ; ce travail d’auto-confrontation développe les capacités d’expression, d’écoute, d’analyse partagée et invite les participants à se poser la question de leur propre part de responsabilité dans les changements souhaités et si possible devenir un acteur collectif avec force de propositions.

- L’enrichissement : Après avoir validé leur film, le groupe "producteur" présente sa production aux responsables techniques et/ou politiques et on filme la discussion, les extraits des échanges viennent enrichir une nouvelle version du film avec les différents points de vue.

- La diffusion : Après validation par toutes les personnes qui apparaissent à l’écran, le film devient la propriété collective des participants, des éventuels financeurs et de MSE avec une autorisation mutuelle de s’en servir pour démultiplier les espaces de débats citoyens.

À ce jour, 120 films ont été réalisés dans des domaines multiples : Emploi/insertion, éducation/formation, logement/rénovation urbaine, discriminations, santé, mobilité internationale, etc. Ils sont accessibles en ligne. http://mediatheque.msesud.fr

 

Le 2ème semestre a été consacré à deux sujets majeurs :

- L’enquête sur la rue de la République 14 octobre

L’association CVPT suit depuis 11 ans l’opération de la rue de la République.

Nous avons crié au scandale lorsque des habitants ont été virés de leur appartement malproprement. Nous avons crié au scandale lorsque nous avons assisté à l’impuissance de la ville face aux enrichissements sans causes et aux visées spéculatives d’investisseurs sans foi ni loi. Nous avons poussé les pouvoirs publics à faire pression sur les propriétaires pour réaliser au moins un tiers de logements sociaux, au bénéfice prioritaire des habitants exclus. 11 ans plus tard qu’en est-il ? Il y a ce que chacun peut voir : de nombreux appartement inoccupés et des devantures de commerces lamentablement trompeuses. Mais il y a aussi ce qui ne se voit pas derrière les façades rénovées. Et nous avons souhaité par une enquête approfondie, effectuée par nos soins, regarder au plus prêt des habitants et derrière les palissades.

Il en ressort que :

- Les grands propriétaires immobiliers détiennent toujours plus des 2/3 des logements

- Le parc social public n’occupe que 13% des logements

- un tiers des logements sont inoccupés

- deux tiers des locaux commerciaux en rez-de-chaussée sont inoccupés

Il y a cela et bien d’autres choses.

Il y a surtout toutes les leçons que nous pouvons tirer de cette trop prévisible évolution.

 

DONNEES SYNTHETIQUES ENQUETE RUE DE LA REPUBLIQUE

Données recueillies :

26 ilots / 208 fiches immeuble / 3497 locaux dans les étages (hors entresols) dont moins de 5% d’activité / 205 locaux en rdc

Structure Propriété :

87% propriété privé dont 43% ANF 31% autres grands propriétaires et 13% nouvelles copros

13% logement social (453 log)

Etat des biens :

56% (1970 log) dans immeubles rénovés

30% (1057) dans immeubles rénovés partiellement

7% (240) dans immeubles en travaux

4% (145) non rénovés

<3% (85) neufs

Occupation Logements

2001 (EPAEM) : entre 16% et 33% d’inoccupation

2015 (CVPT) : 66% (2335) occupés 33% (1162) inoccupés

2011 (INSEE) : 11% taux moyen vacance centre-ville MRS

Occupation commerciale

2001 (EPAEM) 17% en moyenne et 30% dans propriété P2C

2015 (CVPT) 55% locaux inoccupés (+38% !) et 45% occupés

 

- Le logement privé indigne (Rapport Nicol) 24 novembre

Un rapport officiel non public vient de dresser le constat d’une situation catastrophique concernant le logement privé à Marseille. Ce rapport coordonné par Christian Nicol, inspecteur général honoraire de l’administration du Développement durable, a été remis en mai 2015 à la ministre du Logement.

Le parc privé potentiellement indigne présente un risque pour la santé ou la sécurité de quelque 100 000 habitants. Ce parc est évalué à Marseille à 40 000 logements, soit 13 % des résidences principales. Mais ce sont les petites copropriétés qui sont les plus nombreuses, surtout dans les 1°, 2è, 3è, 14è, 15è et 16è arr. avec une population qui est au dessous du seuil de pauvreté, avec des revenus entre 3 000 et 8 000 € annuels, inférieurs au revenu médian marseillais qui est à 17 000 € annuels.

Cette pauvreté touche aussi les propriétaires occupants. Cette situation est exceptionnelle, d’autant que les interventions sur les copropriétés sont nombreuses et anciennes. Toutes les procédures ont failli. Les services d’Hygiène, de Police, d’Habitat ne s’accordent pas. Nous sommes face à une inefficacité insupportable.

Pour l’essentiel, il s’agit de l’habitat dégradé du centre ville et de grands ensembles privés fragiles des quartiers nord repérés depuis longtemps et qui, pour certains, font déjà l’objet de plans de sauvegarde. Le rapport n’épargne personne, ni la Ville, ni l’État, ni l’Agence régionale de la Santé. Les services de l’État n’ont mis en place qu’en 2014 le pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne. Et au sein de la Ville, l’articulation entre les services « est quasi inexistante » du fait de l’absence de « doctrine commune » et de projet pour le centre ville.

Aucun bilan des opérations réalisées dans le Périmètre de Restauration Immobilière n’a été porté à la connaissance de l’État. Et sur les 500 immeubles visés en 2002, moins de la moitié ont été traités.

Le rapport Nicol préconise une reprise en main vigoureuse par la puissance publique et les opérateurs fonciers, afin de stopper les dynamiques de dégradation tant en centre ville que dans les grandes copropriétés.

 

3- De Pas sans Nous aux conseils citoyens

L’année a été marquée par 2 démarches, une démarche légale (top-down) avec l’obligation faite aux communes concernées par la politique de la ville de mettre en place des conseils citoyens, et une démarche "citoyenne" initiée en particulier par le rapport du Rapport Mecmache-Bacqué qui a été suivi d’un mouvement national de "mobilisation" citoyenne lequel a donné lieu à la création de la coordination Pas sans Nous.

Ces 2 courants ont donné lieu à des mouvements de participation citoyenne.

L’association CVPT a été attentive à ces 2 démarches, et plusieurs de ses membres ont participé à la coordination nationale, régionale et locale de Pas Sans Nous, et se sont proposés par les conseils citoyens du centre ville (1er-2ème et 3ème arr.), ainsi que leur coordination marseillaise dans le cadre du Gaspe.

En avril 2015 CVPT, avec d’autres associations et collectifs dont Pas Sans Nous, a été sollicité par la ville et l’Etat pour participer à un « groupe d’appui et de soutien » chargé de contribuer à la mise en place des conseils citoyens à Marseille. Nous avons accepté, mais avec guère d’illusions…

Dès le début et lors des réunions successives CVPT avec d’autres participants a contesté les propositions de la ville quant à la constitution des CC : tirage au sort des associations sur des contingents pré sélectionnés, tirage au sort des habitants sur les seules listes électorales, refus de s’appuyer sur les acteurs de terrain pour aller au devant des habitants et les mobiliser, nombre limité de CC (10 au lieu des 35 permis par la loi…).

Des membres de l’association ont candidaté pour le contingent "association" et a été retenu sur le 2ème arr. puis suite à des défections sur le 1er arr.

Si les réserves que nous avions avec d’autres se sont hélas confirmées, il apparaît néanmoins utile de contribuer à cette instance pour faire avancer des choses. C’est encore insuffisant mais les conseils citoyens représentent en tout état de cause une avancée pour la participation d’habitants et d’associations car elle est inscrite dans la loi (au moins jusqu’en juin 2017…). Et le CC peut favoriser des dynamiques locales participatives et le renforcement des liens avec des associations et des collectifs du centre ville avec lesquels il doit travailler.

 

4- La Rue de la République

CVPT a mobilisé plusieurs de ses membres pour effectuer une enquête sur les résultats de la rénovation de la rue de la République.

Ces résultats sont éloquents.

Un RDV a été organisé

Et une présentation de ces résultats a été faite aux habitants

Onze ans après le rachat des immeubles de la rue et la résistance des habitants face aux menaces d’expulsion, et faute d’un bilan par les pouvoirs public, 8 militants de CVPT ont engagé en 2015 une enquête de fond sur l’état de la rue. Cette enquête a montré l’inachèvement de l’opération : réhabilitation non terminée, commerce vacants, locataires encore en mal logement ou en situation précaire face aux nouveaux investisseurs, désert social et culturel.

La publication de l’enquête a eu un fort retentissement dans la presse locale et nationale, mettant fin au discours selon lequel l’opération serait une "réussite". 

CVPT a organisé deux réunions de restitution, une fin 2015 devant une centaine de personnes, permettant de poser l’inachèvement de l’opération ; et une en janvier 2016 destinée aux habitants du quartier, pa campagne d’affichage et de tractage dans 1 200 boites aux lettres, grâce au soutien d’habitants-militants de le rue de la Rue de la République.

Cette seconde réunion a permis de rassembler 50 habitants, faisant apparaitre leur insatisfaction devant l’état de désert social de la rue. Mais surtout nombre de situations de précarité dans le droit au logement : d’une part des locataires de la Foncière des Régions, dont les baux 1989 et Loi 1948 sont remis en cause par le fonds d’investissement ; d’autre part, des locataires réguliers d’ex ANF-Eurazeo, dont les immeubles ont été rachetés par le logeur social privé PROMOLOGIS. Cet investisseur voudrait revendre des immeubles, et transformer d’autres en logement étudiant non conventionné, donc déménager environ 80 locataires soit hors de leur logement, soit dans son parc social. Plusieurs dizaines de locataires sont dans une grande situation d’incertitude ou d’injonction de déménager , et c’est un défi pour CVPT d’être capable d’y répondre et de les accompagner.

 

5- L’assemblée de la Plaine et les autres lieux de mobilisation

La municipalité et la SOLEAM ont engagé la réhabilitation de la Place Jean Jaurès, en affichant des intentions de "montée en gamme", menaçant tant le marché populaire que l’usage diversifié de cette place, et les usages jugés "informels et déviants". La concertation organisée fin 2015 par Gérard Chenoz, Président de la SOLEAM (et ex "Monsieur centre ville") s’est déroulé dans des conditions ubuesques d’ "enfumage", allant jusqu’à cacher aux habitants les études préalables de la Mairie.

Ce projet a entrainé la mobilisation de plusieurs centaines d’habitants à plusieurs reprises, signe de la grande sensibilité des habitants de ces quartiers, et de la jeunesse, à leur doit à une ville populaire refusant la gentrification du quartier. Les rassemblements organisés par le collectif informel "Assemblée de la Plaine" font apparaitre une nouvelle génération, jeune et diversifiée, de militants pour le "droit à la ville", ce qui est porteur d’espoir.

CVPT a pris part à ce mouvement par communiqué, tract, et interventions lors de la réunion de "concertation" de décembre 2015, revendiquant une réelle co-construction du projet et le maintien de la pluridisciplinarité de la Place Jean Jaurès. L’aide et l’accompagnement de ce mouvement dans les étapes à venir est à construire.

 

6- Le fonctionnement de l’association (CA et AG)

8 conseils d’administration

1 AG le 16 mars 2015

 

7- Le site internet

Pour 2015 la moyenne journalière des visites du site a été de 900 à 950 selon le suivi statistique OVH à raison de 5 pages en moyenne par visite.

Le nombre d’articles existant sur le site est d’environ 5 000 – 5 500.

Le nombre d’abonnés est d’environ 2 800.

Pour mémoire, Daniel a consacré une moyenne de une heure par jour pour la gestion du site depuis sa création, aidé par Bruno pour la maintenance et par Martine pour les questions posées par les visiteurs du site, par Stéphanie pendant 3 ans pour la mise à jour du fichier des abonnés, et par des collaborations ponctuelles de Simon, Jean-Philippe, Christian, David.

 

 

 

II - Présentation des comptes de 2015

 

Le document peut être obtenu en Cliquant

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Vote du quitus pour les 2 rapports : les 2 rapports sont adoptés à l’unanimité

 

La séance est levée à 20h après discussion sur les orientations d’avenir de l’association dont on trouvera le compte-rendu ci-dessous ;

Deux textes sont proposés par le CA, ils expriment deux points de vue très différents quand aux perspectives d’avenir de l’association.

• "Conclure ou mettre en sommeil CVPT"
• "Comment renforcer CVPT et se donner un chemin et une méthode pour y parvenir ? "

Ces 2 textes sont annexés.

Le CA propose qu’à partir de ces textes un débat s’engage entre les membres de l’association. Une AG se tiendrait le 20 juin pour décider d’une orientation et élire un CA nouveau chargé de la mettre en œuvre.

Un exposé est fait de chaque orientation :

La contribution "Mettre en sommeil CVPT" :
L’objectif proposé est de clore élégamment une riche histoire.
Il y a une perte importante de substance de notre association, cette perte de substance s’exprime par la désaffection des membres, par la chute de son activité réelle auprès des habitants, par la perte de notre rapport aux habitants, par un contexte municipal différent. Il est important de savoir finir correctement.
- Désaffection des membres : le nombre d’adhérents et les taux de cotisation en témoignent ; un appel aux adhérents a été fait en 2010 -2011 sans résultats tangibles ; le site internet est un bon exemple de l’énergie qui n’est plus là
- Chute de l’activité réelle : l’absence de mobilisation auprès des habitants de la rue de la République en est le dernier avatar ; cette chute a déjà été analysée par CVPT en 2010, on n’est pas arrivé à remobiliser depuis ; il y a une histoire de notre action qui a eu un début et une fin ; nos actions ne représentent plus grand-chose sur ce qui apparaît sur le site internet (passées de 15% à 7%)
- La perte de notre rapport aux habitants : nous avions une forte complémentarité entre nos luttes concrètes et notre réflexion ;
- Contexte différent : la Ville ne manifeste plus la même "agressivité" auprès des habitants, elle a beaucoup appris ; les combats changent de forme et d’autres mobilisations ont lieu
- Savoir finir correctement : risque considérable de terminer médiocrement. Après trois ans de tentatives de relance, il n’y a pas aujourd’hui d’équipe porteuse d’un réel projet, ce qui amène à cette proposition.

La contribution "Comment renforcer CVPT et se donner un chemin et une méthode pour y parvenir ?"

Le constat du texte précédent est réel, mais les conclusions qui en sont tirées sont trop pessimistes.
Clore maintenant est justifié par des arguments insuffisants (fatigue des militants, etc.), les habitants et leurs problèmes sont toujours là, "l’agressivité" des autorités publiques ne peut que se développer dans le contexte politique (monocolore) actuel, nous pouvons faire davantage appel aux bénévoles et militants, nous disposons d’un capital important et nous pouvons construire un projet.
- Les habitants et leurs problèmes sont toujours là : l’ampleur de l’habitat indigne
- "L’agressivité" des autorités publiques ne peut que se développer : conjonction de pouvoirs politiques ; marche forcée des bétonneurs,
- Nous pouvons faire davantage appel aux bénévoles et militants : première tâche trouver des bénévoles pour reprendre les choses sur la rue de la République ; renforcer les coopérations avec les associations proches
- Nous disposons d’un capital important : capital de confiance de leur part (fondé sur l’image de CVPT) ; un site internet avec 2 800 personnes inscrites sur le site ; une reconnaissance d’ALUA ;
- Nous pouvons construire un projet :

A partir de ces deux contributions, un débat s’engage.

Une contribution met l’accent sur le fait que ces contributions ne sont pas homothétiques, et ne se placent pas sur le même plan.
Les raisons de fond qui amèneraient à arrêter ne sont pas suffisamment développées, on peut développer beaucoup d’arguments pour continuer.
Un vrai projet attirerait des militants nouveaux.
Certains évoquent l’hypothèse d’une équipe sortante qui ne veut pas prendre le risque d’une évolution dans une direction nouvelle de l’association, qui romprait avec ce qui a présidé à sa création.
La question du devenir du site et du capital de mémoire qu’il représente est évoqué.
Comment conserver cette mémoire.
L’évolution de CVPT depuis quelques années est évoquée, le fait que les actions concrètes en direction des habitants ne se soient plus développées, au bénéfice d’actions plus indirectes de production d’analyses est critiquée. Pour ne pas risquer "d’abîmer" CVPT il faudrait "conclure" .
A l’inverse, des arguments pour continuer l’action sont avancés :
La situation marseillaise avec l’omniprésence de la droite est évoquée.
Arrêter l’association ne risque-t-il pas d’être vécu comme un soulagement inespéré par certains ?
Dans le contexte d’une situation sociale de la ville inquiétante, l’action publique, si elle s’est apparemment civilisée, n’en demeure pas moins d’une grande violence dans ses conséquences. Peut-on l’accepter ?
Analyser cette situation et la mettre à la disposition des autres acteurs, qui sont plus sur le terrain que CVPT, est-ce trahir les idéaux de CVPT ?
L’expertise reconnue de CVPT doit être mise à la disposition des gens, rôle important de passerelle à jouer, avoir un positionnement complémentaire à d’autres actions qui existent.
Il faut élaborer un vrai projet, en liaison avec le contexte, et faire évoluer CVPT en conséquence, au besoin en adaptant ses statuts.
En fin de réunion, il est envisagé la création d’un blog qui permettrait de poursuivre le débat, de réunions en mai pour prolonger ce débat.

 

 

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